Santé & qualité de vie au travail
Charge de travail : comment savoir quand elle devient excessive ?
« J’ai beaucoup de travail. »
La phrase est devenue tellement courante qu’elle finit parfois par être considérée comme normale.
Pourtant, la charge de travail peut devenir un véritable risque professionnel.
La charge ne se mesure pas seulement en heures
Deux salariés peuvent travailler le même nombre d’heures et connaître des situations très différentes.
La charge dépend aussi :
- de la complexité ;
- du nombre d’interruptions ;
- des délais ;
- du degré d’autonomie ;
- des outils ;
- des objectifs ;
- du soutien disponible.
Un environnement rempli d’urgences et de sollicitations contradictoires peut être extrêmement exigeant même sans journées interminables.
Sept signaux à surveiller
La situation mérite d’être examinée lorsque plusieurs phénomènes deviennent durables :
- vous travaillez régulièrement le soir ;
- vos journées s’allongent ;
- vous avez du mal à prendre vos congés ;
- le stock de travail augmente malgré vos efforts ;
- toutes les demandes deviennent urgentes ;
- vous réduisez les contrôles qualité pour gagner du temps ;
- vous n’avez plus de marges pour absorber les imprévus.
L’urgence permanente n’est plus une urgence
Une urgence est normalement exceptionnelle.
Lorsqu’elle devient le mode habituel de fonctionnement, elle révèle souvent un problème de priorisation ou de ressources.
Le rôle du management consiste alors également à arbitrer.
Dire « tout est prioritaire » revient finalement à ne plus avoir de priorité.
Objectivez avant d’alerter
Pour rendre la discussion efficace, transformez votre ressenti en données :
- volume d’activité ;
- stock ;
- délais ;
- nombre de réunions ;
- heures de connexion ;
- activités reportées ;
- erreurs ou reprises ;
- ressources disponibles.
Vous pourrez ainsi passer de :
« Je suis débordé »
à :
« Le volume a augmenté de 25 %, alors que notre capacité est restée identique. »
Le dialogue change immédiatement.
En 1 minute
Charge excessive = demande durablement supérieure aux ressources disponibles.
La première action n’est pas nécessairement de travailler davantage.
Elle consiste souvent à prioriser, supprimer, simplifier ou renforcer les moyens.
